Lâcher-prise ! oui mais comment ?

Citation de Marc-Aurèle : « Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre ».

Pourquoi « Lâcher-prise » ?

Combien de fois avez-vous entendu « lâche-prise » ! Cette « injonction » est en fait une invitation à ne plus penser sans cesse à ce qui nous préoccupe, à stopper les ruminations du mental et à se libérer d’émotions trop pesantes.

Alors, pourquoi est-ce si difficile de lâcher-prise ?

Lâcher-prise fait peur en général parce que l’on imagine que si on lâche quelque chose, on perd le contrôle ! Pire encore que c’est une façon de se résigner, de renoncer ou de signifier qu’on est d’accord avec la situation qui nous préoccupe. 

Ce n’est rien de tout cela. En fait, lâcher-prise est juste d’arrêter de vouloir tout contrôler ou de résister à ce qui ne dépend pas de nous.

« Lâcher-prise n’est pas renoncer, ni être d’accord. C’est arrêter de résister à ce qui ne dépend pas de nous ».

Comment faire pour lâcher-prise ?

1/ Faire preuve de discernement et agir sur ce qui dépend de nous

Quelle que soit la situation qui nous préoccupe, il est important de discerner précisément ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous. Autrement-dit, ce qui est dans notre pouvoir de responsabilité ou d’actions et ce qui ne l’est pas. 

Il ne s’agit donc pas de nier le problème. Bien au contraire, il est important d’y faire face et de faire tout ce qu’il est possible pour le résoudre, en demandant de l’aide parfois

Lâcher-prise est d’autant plus difficile que si l’on sent que l’on n’a pas fait tout ce qu’il était possible de faire dans notre champs de responsabilité ou d’actions. Notre champs des possibles est souvent bien plus grand que ce que l’on imagine. Les freins et les blocages viennent de nos propres peurs et des limites auxquelles on se contraint tout(e) seul(e). Cela nécessite parfois courage et persévérance, sans pour autant que cela tourne à l’obsession, voire à l’obstination.  C’est un prérequis au lâcher-prise.

Ce prérequis étant dit, lâcher ensuite ce qui ne dépend absolument pas de nous revient alors à accepter une réalité, même si celle-ci n’est pas toujours agréable. Cela ne veut pas dire que l’on est d’accord avec cette réalité mais cela permet de se libérer au moins en partie de la charge émotionnelle d’une situation qui ne dépend pas ou plus de nous, en tout cas pour le moment.

2/  Prendre du recul

Chacun a dans sa vie des expériences déjà vécues qui sur l’instant paraissaient difficiles, voire insurmontables mais qui, après coup, peuvent paraître pour certaines dérisoires, pour d’autres enrichissantes à bien des égards. 

Alors, demandez-vous si cette situation qui vous préoccupe aujourd’hui aura encore de l’importance dans 6 mois, 2 ans, 5 ans. La grande majorité des situations ou difficultés qui empoisonnent le quotidien et sur lesquelles on a tant de mal à lâcher-prise n’auront effectivement plus aucune espèce d’importance à court ou moyen terme.

Une autre façon de prendre du recul est de regarder sa vie dans son ensemble et pas seulement par le prisme du problème actuel : ce que vous avez déjà construit, ce qui est important pour vous, les gens que vous aimez et qui vous entourent, vos passions, ce que vous avez envie de réaliser… C’est une façon de changer de focus pour ne pas s’appesantir sur ce qui vous mine en ce moment.

Autre astuce encore, tirée de certaines techniques de thérapie, est d’imaginer dialoguer avec un médiateur, plein de sagesse et de ressources et en qui vous avez toute confiance. Il peut être un avatar, une personne que vous connaissez déjà, un modèle, ou bien vous-même dans une version apaisée, juste et confiante. Que vous direz alors cette personne de la situation qui vous traversez ? Cette façon de prendre du recul sur vous-même et sur la situation offre souvent de belles surprises, un regard nouveau, un changement de perception, peut-être de nouvelles solutions à la clé, plus de justesse et d’apaisement.

Éventuellement, vous pouvez un court instant envisager le pire des scénarios possibles, c’est à dire  « le pire du pire », sans se faire trop mal non plus ! Vous verrez qu’il y aura toujours des réponses possibles et, dans tous les cas, des enseignements à tirer pour grandir de cette expérience !

3/ Revenir au moment présent et muscler son jeu

Utilisez tous vos « trucs et astuces » qui vous permettent de vous sentir mieux dans l’instant présent. Chacun a suffisamment d’expériences et de ressources pour savoir exactement ce qui procure du bien-être.

En revenant dans l’instant présent, vous verrez dans la grande majorité des cas que vous êtes en sécurité, qu’il n’y a ni menace, ni danger. N’hésitez pas à testez de nouvelles méthodes, en sortant parfois des sentiers battus, par exemple en vous concentrant sur vos sensations corporelles ou sur votre respiration. L’effet est quasi immédiat !

Les peurs, le stress, les ruminations sont nourris très souvent en se projetant dans un futur qui n’existe pas encore, autrement-dit dans une projection erronée et parfois pessimiste de la réalité. Là-encore, il existe des techniques comme la visualisation créatrice qui donne accès à des voies plus positives et procure une bien meilleure énergie.

Au besoin, faites-vous aider pour (re)trouver des sensations d’apaisement du mental et des émotions.

Comme pour tout apprentissage, testez et répétez le « lâcher-prise » sur toutes les préoccupations qui peuvent se présenter, en commençant par des petites choses. Cela permet en quelque sorte de muscler son jeu et devenir plus résilient aux situations de la vie.

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