Les croyances qui nous limitent ! les repérer et s’en libérer

De quoi s’agit-il ?

Avez-vous déjà entendu quelqu’un dire : 

« Je suis incapable de… ; Ce n’est pas pour moi… ; Je n’y arriverai jamais… ; J’ai toujours fait comme ça …  ; Avec moi, c’est toujours la même chose…  ;  Je me sens nul… ; C’est impossible  de… ; Personne ne m’aime… ; Je suis moche… ; Je ne me sens jamais à ma place…  ; Je n’ai jamais de chance… ; je suis trop vieux/trop jeune pour …  »

Ces petites phrases deviennent petit à petit des croyances !

Le mot « croyance » ici n’a aucune connotation religieuse. Il s’agit plutôt d’une certitude souvent irrationnelle qui s’est tellement enracinée dans la vie d’une personne qu’elle est devenue une croyance inébranlable. C’est une pensée ou une représentation mentale qu’on considère comme étant la vérité.

Nos croyances sont autant des vecteurs de réussite (croyances aidantes) que de blocage (croyances limitantes).

C’est comme si notre cerveau fonctionnait en On/Off ou Start/Stop !

Les croyances dites « aidantes » sont des autorisations, des permissions que l’on se donne. Elles se nourrissent de nos réussites, nos expériences, nos atouts, nos ressources, notre richesse intérieure. Elles sont une aide précieuse pour avancer, nous propulser dans la vie. 

Les croyances dites « limitantes » sont à l’inverse des freins, des blocages, des interdictions que l’on s’impose. Elles plombent notre avancement, nous tirent vers le bas, ou nous emmènent quelques fois à l’opposé de nos désirs, de nos envies.

Pourquoi se libérer des croyances limitantes ?

Nous avons tous notre propre « système de croyances », comme nous avons notre propre système de valeurs. Notre système de croyances, ce que l’on croit ou pas, est déterminant dans ce que nous voulons être, nous voulons avoir ou nous voulons faire.  

C’est dire l’importance d’être au clair avec nos croyances, comme nous devons l’être avec nos valeurs. 

Certaines croyances sont relativement anodines et ne présentent pas vraiment d’enjeux. D’autres, plus profondes, constituent potentiellement des freins dans notre vie. Ce qui est gênant est que ces croyances sont des limites implicites dont on n’a pas toujours conscience.

Les croyances limitantes agissent en effet, la plupart du temps, de façon inconsciente, comme un blocage mental vers l’atteinte d’un objectif, et même parfois vers la réalisation de soi. Elles conditionnent nos pensées, nos états internes, nos comportements, nos actions, nos expériences qui viennent encore renforcer nos croyances, comme dans un cercle vicieux.

Les croyances limitantes nous enferment !

C’est pourquoi il est important d’en prendre conscience, de libérer et transformer celles qui peuvent potentiellement nous entraver dans notre vie.

D’où viennent nos croyances ?

Comment nos croyances prennent racine !

Il n’y a pas de réponse unique. Les croyances peuvent être multi-causes et peuvent prendre racine à n’importe quel moment de la vie. Celles qui ont un sens à un moment de la vie peuvent devenir obsolètes.

Presque tous les enfants ont cru un jour au père Noël puis ont compris que ce n’était pas la vérité… 

Les croyances touchent n’importe quel aspect de la vie d’une personne : son apparence physique, ses aptitudes intellectuelles, émotionnelles, relationnelles, ses comportements. Elles peuvent même parfois être d’ordre identitaire, voire existentiel.

Les croyances limitantes sont très souvent transmises par héritage familial ou socio-culturel et sont reçues comme des vérités« L’argent, c’est sale »  ou  « on ne peut pas réussir dans la vie si on n’a pas fait des études… »

Le processus est toujours un peu le même : un fait  déclencheur et souvent une répétition d’événements, sans rapport nécessairement les uns avec les autres, mais qu’une personne va vivre de façon à renforcer sa croyance.

Une croyance limitante peut avoir pour origine une parole malheureuse, une situation vécue comme un échec, une étiquette collée à la peau ou un rôle peu valorisant dans lequel une personne se sent enfermée.

Cela peut être encore un contexte où une personne éprouve de la difficulté à trouver sa place, à se positionner, voire à exister. C’est par exemple le cas d’une personne persuadée qu’elle n’est pas importante aux yeux des autres, ou qu’elle n’existe qu’à travers le regard des autres, ou qui ne se sent jamais à sa place, ou bien encore qui ne mérite pas le bonheur.

Ce n’est pas tant la nature des situations qui importe que la façon dont une personne perçoit et ressent l’expérience vécue. Chacun dispose en effet de sa propre représentation de la réalité. Autrement-dit, chacun a sa « carte du monde » qui lui est propre et subjective.  

Cela signifie que nous sommes tous uniques et que, selon nos filtres1, nous construisons notre propre réalité subjective, y compris nos croyances.

(1) : selon les modèles de la PNL, nos filtres sont personnels, neurologiques et socio-culturels.

Quoi qu’il en soit, la croyance limitante sera d’autant plus difficile à défaire que si celle-ci a pris forme il y a fort longtemps, que d’autres événements sont venus renforcer la croyance, et qu’enfin la personne n’en a pas conscience pour la remettre en cause.

Prenons l’exemple d’un enfant à qui un adulte aurait dit un jour « tu es nul, tu ne feras jamais rien dans ta vie ! ». Imaginons que cet enfant n’ait pas été rassuré sur son estime de lui et sur ses capacités par d’autres adultes. Plus tard, il revit des situations où il se sent nul, comme autant de preuves à charge de sa croyance. Alors, il se pourrait qu’à l’âge adulte il soit convaincu, même de façon tout à fait inconsciente, qu’il ne fera effectivement jamais rien dans sa vie. 

Les mots peuvent être tout autant libérateurs que destructeurs. 

« Que ta parole soit impeccable » (Miguel Ruiz)

Les biais possibles aux croyances limitantes ?

Les biais cognitifs aux croyances…

Il existe quelques « biais cognitifs » inconscients aux croyances limitantes :

Se réfugier derrière sa croyance pour ne rien changer. La croyance est tellement ancrée qu’une personne se persuade que c’est ainsi, qu’elle ne peut plus rien faire pour changer sa réalité. Il est intéressant dans ce cas de se demander s’il n’y a pas un bénéfice pour elle à se maintenir dans sa croyance. 

Je me cache derrière ma croyance !

Exemple : après un ou plusieurs déboires sentimentaux, une personne convaincue qu’elle n’a pas de chance en amour, refuse toute nouvelle relation. Le bénéfice pourrait être de chercher à se protéger pour ne plus souffrir, donc à ne plus prendre aucun risque.

Chercher ou se mettre dans des situations qui agissent comme autant de preuves qui valident sa croyance. C’est une façon de se raccrocher plus à sa croyance qu’à sa propre valeur. Cela peut vite tourner à l’auto-sabotage.

Je cherche les preuves !

Exemple : après un ou plusieurs échecs, une personne convaincue qu’elle n’est pas capable de réussir se remet en situation d’échec en ne se présentant pas à des examens.`

Se raconter une « histoire » pour se convaincre d’une réalité, celle de sa croyance.  Cela peut aller à transformer quelque peu les événements en se créant parfois de « faux souvenirs » ou en sélectionnant les souvenirs qui renforcent sa croyance. 

C’est l’histoire que je me raconte …

Exemple : une personne convaincue qu’elle est incapable d’évoluer dans son milieu professionnel se focalise alors davantage sur les échecs ou les critiques ; peut-être même qu’elle les amplifie ou s’arrange un peu avec la réalité, en occultant les réussites, les  encouragements ou les compliments qu’on a pu lui faire.

Rendre le monde extérieur responsable de ses croyances et en conséquence de ses propres limites. C’est en quelque sorte « la faute à pas de chance » ou « c’est à cause de … si je n’y arrive pas ». C’est la croyance qu’une personne n’a aucun pouvoir sur sa vie. Elle n’y est jamais pour rien puisqu’elle croit dépendre des autres ou des éléments extérieurs.

C’est pas de ma faute, c’est ma croyance !

Exemple : une personne convaincue que c’est la faute des transports si elle est toujours en retard, la faute de papa et maman si ses relations ne sont pas bonnes, la faute de son patron si elle n’a pas d’augmentation, la faute du temps (trop chaud, trop froid) si elle ne peut pas promener son chien…

Comment se libérer des croyances limitantes ?

1/ Repérer et prendre conscience des croyances limitantes

Repérer ce qui écrase !

Ce n’est pas toujours simple de repérer les croyances limitantes surtout quand elles sont bien ancrées. 

Il existe néanmoins une astuce qui se réfère à certains mécanismes de langage que nous utilisons tous et qui nous coupent d’une bonne partie de la réalité. Ces mécanismes sont révélateurs de ce que nous pensons, au moins en surface, et bien souvent de ce que nous croyons. Il est alors assez facile de repérer les croyances. Après quoi, le questionnement ou l’auto-questionnement permet d’en prendre conscience et de commencer à désamorcer ou transformer les croyances limitantes.

En bref, ces mécanismes linguistiques, très bien expliqués par la PNL, sont :

Une expérience vécue est généralisée à d’autres situations (généralisation)

Exemples : « Personne ne me fait confiance » (personne ? vraiment ?) ; « je n’ai jamais eu de chance » (vraiment jamais ?) ; « tout le monde s’en fout » (c’est qui tout le monde ?) ;  « je fais toujours tout » (toujours tout ? c’est à dire ?) ; « l’argent pourrit les relations » (qui dit ça ? c’est à dire ? comment ?)…

Une partie de la réalité est occultée (omission ou sélection) 

Exemples : « on me déteste » (qui vous déteste ? pour quelle raison ?) ; « j’ai peur » (de quoi, de qui avez-vous peur ?) ; « je me sens incapable » (de quoi vous sentez-vous incapable ? dans quel contexte ?)…

La réalité est déformée (distorsion) 

Exemples : « j’ai raté mon épreuve, je suis nul » (peut-on rater un examen sans se sentir nul ?) ; « je devine…je sais…j’imagine ce qu’il pense »  ou « il fait ça parce qu’il pense que… » (comment savez-vous cela ? sur quoi repose votre jugement ?)…

Toutes ces petites phrases où on généralise, on occulte ou on transforme les informations d’une situation, réduisent de fait la réalité. Elles traduisent nos lectures de pensées et quelques fois nos croyances. C’est intéressant alors de s’écouter ou d’écouter les autres pour repérer les croyances limitantes ; puis de se questionner pour rétablir une réalité plus juste. 

2/ Transformer la croyance pour qu’elle devienne positive

Comment transformer ses croyances ?

Une fois repérées, il existe des techniques pour transformer les croyances limitantes, empreintes au coaching, à la PNL et autres méthodes thérapeutiques.

Un questionnement approprié permet assez souvent de désamorcer, voire d’éliminer la croyance, en la reformulant, en prenant le contre-pied, en chercher des contre-exemples, en précisant la pensée (qui, quand, comment, quoi, dans quel contexte, de quelle manière…?).

On peut aussi se poser les questions suivantes : 

  • Est-ce que je suis certain(e) à 100% du fondement de cette croyance ?
  • N’y a-t-il pas une fois au moins où ma croyance n’est pas vraie ?
  • Quelle est l’histoire que je me raconte avec cette croyance ?
  • Quel est le coût « bénéfices et pertes » à me maintenir dans cette croyance ?
  • Qu’est-ce que je décide à la place, en conscience ? La garder ou m’en libérer ?
  • Si je faisais « comme si…», par quelle autre croyance plus aidante je la remplacerais ?
  • Avec cette nouvelle croyance, que vais-je faire à partir de maintenant ?

Il est important de reformuler la nouvelle croyance de façon POSITIVE et AFFIRMATIVE, comme un mantra qu’on se répète, pour qu’elle s’ancre mentalement. C’est une façon de reprogrammer son cerveau. 

Il ne reste plus qu’à se mettre en action pour imprimer davantage la nouvelle croyance. Le temps et la répétition est un des leviers du changement d’un point de vue neurologique.

3/ Faire émerger ses propres ressources 

Puiser dans ses ressources !

Prendre conscience de ses propres ressources (capacités, qualités, atouts, talents, apprentissages,…) est un formidable contre-pied aux croyances limitantes.

Là-encore, il existe plusieurs techniques pour faire émerger ses propres ressources.

L’une d’elles, dite « stratégie de réussite », consiste à se remémorer un événement particulier de sa vie, une réussite, une réalisation, une fierté. Cela peut-être un voyage, un projet mené à bien, un objectif atteint, un rêve réalisé, un examen, un concours, une performance, un dépassement de soi…

L’idée ensuite, est d’explorer toutes les ressources et stratégies dont a eu besoin pour cet événement, y compris pour dépasser d’éventuels obstacles. C’est redoutable pour faire tomber les croyances limitantes et surtout prendre conscience de toutes ses possibilités.

Si besoin, faites-vous accompagner par un professionnel.

Lâcher-prise ! oui mais comment ?

Citation de Marc-Aurèle : « Que la force me soit donnée de supporter ce qui ne peut être changé et le courage de changer ce qui peut l’être mais aussi la sagesse de distinguer l’un de l’autre ».

Pourquoi « Lâcher-prise » ?

Combien de fois avez-vous entendu « lâche-prise » ! Cette « injonction » est en fait une invitation à ne plus penser sans cesse à ce qui nous préoccupe, à stopper les ruminations du mental et à se libérer d’émotions trop pesantes.

Alors, pourquoi est-ce si difficile de lâcher-prise ?

Lâcher-prise fait peur en général parce que l’on imagine que si on lâche quelque chose, on perd le contrôle ! Pire encore que c’est une façon de se résigner, de renoncer ou de signifier qu’on est d’accord avec la situation qui nous préoccupe. 

Ce n’est rien de tout cela. En fait, lâcher-prise est juste d’arrêter de vouloir tout contrôler ou de résister à ce qui ne dépend pas de nous.

« Lâcher-prise n’est pas renoncer, ni être d’accord. C’est arrêter de résister à ce qui ne dépend pas de nous ».

Comment faire pour lâcher-prise ?

1/ Faire preuve de discernement et agir sur ce qui dépend de nous

Quelle que soit la situation qui nous préoccupe, il est important de discerner précisément ce qui dépend de nous et ce qui ne dépend pas de nous. Autrement-dit, ce qui est dans notre pouvoir de responsabilité ou d’actions et ce qui ne l’est pas. 

Il ne s’agit donc pas de nier le problème. Bien au contraire, il est important d’y faire face et de faire tout ce qu’il est possible pour le résoudre, en demandant de l’aide parfois

Lâcher-prise est d’autant plus difficile que si l’on sent que l’on n’a pas fait tout ce qu’il était possible de faire dans notre champs de responsabilité ou d’actions. Notre champs des possibles est souvent bien plus grand que ce que l’on imagine. Les freins et les blocages viennent de nos propres peurs et des limites auxquelles on se contraint tout(e) seul(e). Cela nécessite parfois courage et persévérance, sans pour autant que cela tourne à l’obsession, voire à l’obstination.  C’est un prérequis au lâcher-prise.

Ce prérequis étant dit, lâcher ensuite ce qui ne dépend absolument pas de nous revient alors à accepter une réalité, même si celle-ci n’est pas toujours agréable. Cela ne veut pas dire que l’on est d’accord avec cette réalité mais cela permet de se libérer au moins en partie de la charge émotionnelle d’une situation qui ne dépend pas ou plus de nous, en tout cas pour le moment.

2/  Prendre du recul

Chacun a dans sa vie des expériences déjà vécues qui sur l’instant paraissaient difficiles, voire insurmontables mais qui, après coup, peuvent paraître pour certaines dérisoires, pour d’autres enrichissantes à bien des égards. 

Alors, demandez-vous si cette situation qui vous préoccupe aujourd’hui aura encore de l’importance dans 6 mois, 2 ans, 5 ans. La grande majorité des situations ou difficultés qui empoisonnent le quotidien et sur lesquelles on a tant de mal à lâcher-prise n’auront effectivement plus aucune espèce d’importance à court ou moyen terme.

Une autre façon de prendre du recul est de regarder sa vie dans son ensemble et pas seulement par le prisme du problème actuel : ce que vous avez déjà construit, ce qui est important pour vous, les gens que vous aimez et qui vous entourent, vos passions, ce que vous avez envie de réaliser… C’est une façon de changer de focus pour ne pas s’appesantir sur ce qui vous mine en ce moment.

Autre astuce encore, tirée de certaines techniques de thérapie, est d’imaginer dialoguer avec un médiateur, plein de sagesse et de ressources et en qui vous avez toute confiance. Il peut être un avatar, une personne que vous connaissez déjà, un modèle, ou bien vous-même dans une version apaisée, juste et confiante. Que vous direz alors cette personne de la situation qui vous traversez ? Cette façon de prendre du recul sur vous-même et sur la situation offre souvent de belles surprises, un regard nouveau, un changement de perception, peut-être de nouvelles solutions à la clé, plus de justesse et d’apaisement.

Éventuellement, vous pouvez un court instant envisager le pire des scénarios possibles, c’est à dire  « le pire du pire », sans se faire trop mal non plus ! Vous verrez qu’il y aura toujours des réponses possibles et, dans tous les cas, des enseignements à tirer pour grandir de cette expérience !

3/ Revenir au moment présent et muscler son jeu

Utilisez tous vos « trucs et astuces » qui vous permettent de vous sentir mieux dans l’instant présent. Chacun a suffisamment d’expériences et de ressources pour savoir exactement ce qui procure du bien-être.

En revenant dans l’instant présent, vous verrez dans la grande majorité des cas que vous êtes en sécurité, qu’il n’y a ni menace, ni danger. N’hésitez pas à testez de nouvelles méthodes, en sortant parfois des sentiers battus, par exemple en vous concentrant sur vos sensations corporelles ou sur votre respiration. L’effet est quasi immédiat !

Les peurs, le stress, les ruminations sont nourris très souvent en se projetant dans un futur qui n’existe pas encore, autrement-dit dans une projection erronée et parfois pessimiste de la réalité. Là-encore, il existe des techniques comme la visualisation créatrice qui donne accès à des voies plus positives et procure une bien meilleure énergie.

Au besoin, faites-vous aider pour (re)trouver des sensations d’apaisement du mental et des émotions.

Comme pour tout apprentissage, testez et répétez le « lâcher-prise » sur toutes les préoccupations qui peuvent se présenter, en commençant par des petites choses. Cela permet en quelque sorte de muscler son jeu et devenir plus résilient aux situations de la vie.

COACHING & HYPNOSE LE JOUR D’APRES

Réouverture du cabinet à partir du 11 mai, en toute sécurité, avec respect des consignes de distanciation et d’hygiène.

Les RDV à distance restent en place pour toutes celles et ceux qui le souhaitent bien évidemment…

Alors, à très bientôt 😁

Qu’est-ce que la PNL ?

Bref historique 

La PNL (ou Programmation Neuro Linguistique) est utilisée depuis les années 70 par des millions de personnes à travers le monde dans des domaines d’application très divers allant de la thérapie brève au management, la vente, le marketing, l’armée et la police, le sport et le développement personnel.

La PNL, créée aux États Unis par John Grinder et Richard Bandler, est basée sur diverses approches et courants de pensée  (comme la systémique, la cybernétique, le fonctionnement cérébral,…) et sur l’observation des pratiques de certains grands communicants et thérapeutes (comme M. Erickson, F. Perls, V. Satir).

Elle continue à être développée depuis plus de 25 ans par Robert Dilts et Judith Delozier.

La genèse et les fondements de la PNL sont très bien expliqués dans cette vidéo de Alain Thiry.

Fondements de la PNL, sur quoi s’est construite la PNL ?

C’est quoi la PNL ?

La PNL est un outil thérapeutique et de coaching qui met à disposition un ensemble de techniques et des modèles pouvant faciliter :

  • Le langage dans toutes les sphères relationnelles,
  • L’excellence humaine (savoir-être et savoir-faire) dans la communication, l’apprentissage et le changement. 

« Ce qu’un homme peut faire, un autre le peut aussi ».

Bien accompagné par un praticien en PNL, et seulement en quelques séances, ces  techniques constituent un véritable levier de transformation vers un objectif donné.

Pour ce faire, la PNL s’appuie sur une « modélisation de la structure de l’expérience humaine ». 

L’expérience humaine d’un individu, en particulier « sa carte du monde », lui est propre et subjective. Elle est en effet fonction de ses propres perceptions de la réalité et limitée dans sa représentation subjective du monde, c’est à dire de l’extérieur. C’est pourquoi la PNL porte davantage sur la structure d’une expérience, sur laquelle nous pouvons agir, que sur son contenu qui reste subjectif. 

« La Carte n’est pas le Territoire » (A. Korzybski, Science and Sanity, 1933)

La modélisation repose et agit sur trois composantes fondamentales de l’expérience humaine :

  • Nos habitudes comportementales (Programmation) : à partir de nos expériences, nous créons des processus de fonctionnement, des compétences inconscientes, des ressentis qui se manifestent par des habitudes comportementales.
  • Nos modes de pensée (Neurologie) : nos processus de pensée reposent sur notre capacité neurologique à percevoir, stocker et organiser l’information pour donner un sens à l’expérience. Le système neurologique régule le fonctionnement du corps.
  • Notre langage (Linguistique) : le langage permet de coder et de retranscrire notre expérience par des mots, une manière de parler, ainsi que par le langage corporel. Le langage détermine notre façon d’interagir et de communiquer avec les autres.

« Le corps et l’esprit sont des Processus Systémiques » (G. Bateson, A Necessary Unity, 1979)

Quelques postulats de la PNL

Chaque personne possède sa propre carte du monde. Aucune carte individuelle n’est plus « vraie » ou plus « réelle » qu’une autre.

Les personnes réagissent en fonction de leurs propres perceptions de la réalité. Les limites de l’individu sont dans sa représentation subjective du monde et non dans le monde réel.

Les individus ont déjà (ou potentiellement) toutes les ressources dont ils ont besoin pour agir efficacement.

Les individus font les meilleurs choix possibles parmi ceux qu’ils perçoivent comme disponibles dans leur modèle du monde. 

Tout comportement a (ou a eu) une « intention positive ». La personne fait le meilleur choix comportemental compte tenu du contexte dans lequel il s’est produit.

Le sens de la communication réside dans la réponse obtenue chez l’autre, quelle que soit l’intention de l’émetteur du message.

« On ne peut pas ne pas communiquer ». Tout comportement est une communication, même le silence a une signification. Tout étant interprétable, tout est communication. 

Pour en savoir plus

Vous pouvez vous reporter à un article complet de Jean-Luc Monsempès dans le portail international PNL-NLP Professional.

Vous pouvez vous documenter dans le portail de la Fédération NLPNL

Vous trouverez également un article intéressant de l’Express sur la PNL en cliquant sur ce lien.

Voici des extraits de l’article : 

« Reprogrammer notre cerveau pour venir à bout de nos blocages et de nos angoisses, c’est la promesse de la PNL, programmation neuro-linguistique, une thérapie brève de plus en plus prônée par certains psychothérapeutes »….

« ….Les personnes qui réussissent ont des schémas comportementaux communs. En observant et en reproduisant ces comportements, aucune raison de ne pas nous-même atteindre nos propres objectifs. …»

« …On a tous un mode de pensée. Si on apprend à penser différemment, on peut se mettre à agir différemment….. »

« …L’originalité et l’intérêt de cette méthode résident dans l’étendue de son champ thérapeutique,….cela va des troubles psychologiques et émotionnels aux conflits intérieurs – stress, dépression, burn-out, traumatismes – en passant par les troubles névrotiques – angoisses, crises de panique, syndromes de stress post-traumatique – et enfin les troubles comportementaux mais aussi des compulsions, des phobies ou des TOC…. »

« …En matière de développement personnel, la PNL est d’une efficacité redoutable pour développer ses potentiels et ses ressources, préparer un rendez-vous important ou un examen, développer sa capacité de concentration et ses performances intellectuelles ou physiques, sa créativité, la confiance en soi, le leadership, etc…. »

Elargir « sa zone de confort »

Pourquoi et comment sortir de sa zone de confort ou plutôt de routine ?

Et bien, c’est oser prendre parfois des risques « mesurés » pour ELARGIR sa zone de confort et d’apprentissage, autrement-dit sortir d’une « routine » ou changer quelque chose qui ne convient plus. C’est se permettre de redonner du sens, de se remettre en mouvement vers un rêve ou un projet, en dépassant ses peurs, ses croyances, et en repoussant ses limites, pas à pas.

Ce n’est sûrement pas une invitation à renoncer ou prendre le risque de perdre ce qui est le plus précieux dans la vie d’une personne.

Voici un article « Pourquoi avons-nous tous intérêt à sortir de notre zone de confort » et une vidéo de Nicolas Felger qui pourrait bien vous interpeller !

« la zone de confort comme « celle où nous sommes lorsque nous évoluons dans un environnement que nous maîtrisons. Dans cette zone, les choses sont familières, qu’elles soient agréables ou non ». En sortir implique de prendre des risques. »

Découvrez l’article complet en cliquant sur ce lien.

En complément de la 1ère vidéo, voici une autre vidéo « Arrêter de vouloir sortir de votre zone de confort » de Nathalie Martin tout aussi intéressante qui pointe l’idée qu’il s’agit bien de « sortir de sa zone de routine », en faisant grandir, par petits pas, « sa zone de confort ».


Accords ou code de conduite

« Les accords toltéques » de Miguel Ruiz, livre devenu culte à découvrir et à appliquer, à bon escient, et sans modération.

Accords, principes, règles de vie ou encore code de conduit, voici une façon simple de se défaire de nos croyances limitantes, nos conditionnements culturels et éducatifs, nos projections personnelles, qui distordent parfois la réalité sur nous-même et les autres.

1er accord « Que votre parole soit impeccable »

Parlez avec intégrité, ne dites que ce que vous pensez vraiment. N’utilisez pas la parole contre vous-même, ni pour médire d’autrui. Utilisez la puissance de la parole au service de la vérité et de l’amour. La parole est un outil qui peut détruire. Prenez conscience de sa puissance et maîtrisez-la. Pas de mensonge, ni de calomnie.

2ème accord « Quoiqu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle »

Vous n’êtes pas la cause des actes d’autrui. Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leurs rêves, de leurs peurs, de leurs colères, de leurs fantasmes. Lorsque vous êtes immunisé contre cela, vous n’êtes plus victime de souffrances inutiles.

3ème accord « Ne faites aucune supposition »

Ne commencez pas à élaborer des hypothèses pour finir par y croire, comme s’il s’agissait de certitudes. Ayez le courage de poser des questions et d’exprimer vos vrais désirs. Communiquez clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames.

4ème accord « Faites toujours de votre mieux »

Il n’y a pas d’obligation de réussir, il n’existe qu’une obligation de faire au mieux. Votre «mieux» change d’instant en instant. Quelles que soient les circonstances faites simplement de votre mieux et vous éviterez de vous juger, de vous culpabiliser et d’avoir des regrets. Tentez, entreprenez, essayez d’utiliser de manière optimale vos capacités personnelles. Soyez indulgent avec vous-même. Acceptez de ne pas être parfait, ni toujours victorieux.

Et le 5ème accord…

5ème accord « Soyez sceptique mais apprenez à écouter »

Utilisez la force du doute pour remettre en question ce que vous entendez : est-ce que c’est « vraiment » la vérité ? Ecoutez l’intention qui sous-tend les mots et comprenez le véritable message.

Pour en savoir plus, une analyse intéressante, en cliquant sur ce lien.